Point de vue

Bernard Deranchin, Président de l’association Ecologie Réunion.

Canne à sucre : développement préférable

Dans notre association, nous préférons parler de développement « préférable » plutôt que « durable ». Pour aller de l’avant sans hypothéquer l’avenir, il faut faire des choix en fonction des connaissances et des technologies disponibles.

Dans le domaine agricole, la culture de la canne à sucre répond aux critères du développement préférable. Elle consomme peu d’intrants chimiques par rapport à la biomasse produite et son système racinaire très développé consomme la quasi-totalité de ce qui est apporté dans le sol pour favoriser sa croissance.

Il faut encourager l’usage de fertilisants organiques, qui pourraient permettre, à terme, de se passer d’engrais et d’amendements chimiques importés : effluents d’élevage, cendres de bagasse, écumes, vinasses…

D’autre part, la canne ne nécessite pas d’insecticide chimique, puisque son seul vrai prédateur, le ver blanc, est combattu de manière biologique par le champignon beauveria. Des herbicides sont en revanche utilisés : toutes les précautions doivent être prises par les planteurs pour éviter les surdosages. Mais les quantités d’herbicides déversées sont finalement faibles : la canne couvre rapidement le sol, empêchant les mauvaises herbes de se développer après quelques mois de repousse.

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